Une Maison d’Enfants aux pédagogies alternatives

Une Maison d’Enfants aux pédagogies alternatives

Pourquoi les pédagogies alternatives?

Les projets continuent, forte de mes acquis et de mon expérience, je suis en formation de Directrice de Maison d’Enfants afin de pouvoir ouvrir une maison d’enfants aux pédagogies alternatives pour les enfants de 0 à 12 ans.

Cette maison d’Enfants ne se revendiquera d’aucune pédagogie en particulier. Elle s’inspirera de grands pédagogues qui ont prouvé leurs dires par les résultats de leur pratique tels que Carl Rogers, Célestin Freinet, Maria Montessori, Emmi Pikler, Françoise Dolto… et aujourd’hui encore, Céline Alvares. Elle sera donc basées sur les pédagogies alternatives.

Si la mise en pratique diffère quelque peu selon les courants tous se rejoignent sur ce qui me semble essentiel lorsque l’on parle d’accueil de la petite enfance.

J’en ai fait les piliers de ma pédagogie:

  1. Offrir un cadre affectif sécurisant
  2. Accompagner l’enfant dans ses découvertes, ses apprentissages, ses recherches en respectant son rythme et ses besoins

La Maison d’Enfants devrait s’ouvrir dans le courant de l’année 2020 … si tout va bien.

Le projet pédagogique s’étoffe et se construit, il arrivera bientôt … à suivre

  • Le cadre affectif sécurisant:

    Le cadre dans lequel l’enfant va grandir ne se limite pas aux murs de l’institution, il parle aussi des relations qu’il va tisser avec les autres enfants, les puéricultrices et autres adultes travaillant dans la Maison d’Enfants.

    Il doit être adapté à l’enfant et lui offrir un maximum de liberté pour y faire les découvertes et les expérimentations grâce auxquelles il va se construire sur des bases solides.

    Lorsqu’il y a un cadre, il y a des limites. Ce sont d’ailleurs elles qui délimitent le cadre.

    On peut distinguer deux catégories de limites:

    Les limites matérielles:

    Celles-ci sont stables, rigides et peu modifiables. Ces limites matérielles sont les murs, les portes, les clôtures, les barrières, …

    Les limites non matérielles:

    Celles-ci se doivent d’être claires mais aussi souples et en évolution. Ces limites apportent de la liberté et de la sécurité. Elles s’installent au fur et à mesure du développement de l’enfant qui progressivement bouge, se déplace et entre en interaction avec les autres enfants et adultes.

    L’affectif:

    L’affectif est directement lié au relationnel, je dirais même qu’il est érigé dans la relation. Il se donne, se construit et se reçoit à travers la qualité relationnelle mais également à partir des émotions agréables ou désagréables vécues dans la relation.

    La relation entre l’adulte, qui donne la sécurité, et l’enfant est donc essentielle à son développement harmonieux.

    La sécurité: 

    La sécurité est donnée par le cadre, par les limites claires, précises MAIS souples et en évolution par rapport au développement de l’enfant comme je le disais plus haut.En effet le nouveau-né n’a pas besoin de limites car il ne sait pas se déplacer et dépend entièrement des adultes qui en sont responsables.

    Les premières limites arrivent avec les premiers déplacements lorsque l’enfant commence à se retourner, à ramper, à marcher à pattes …La sécurité sera donnée par des limites adaptées aux besoins et aux compétences de l’enfant. Des limites trop rigides insécurisent par la peur de la transgression et des limites trop souples ou inexistantes insécurisent par l’absence de contenant.

  • Le respect du rythme et des besoins:

    Pour bien grandir l’enfant a des besoins multiples et rythmés dans la journées. Il est indispensable que ses besoins soient satisfaits ou tout au moins reçoivent des réponses afin que l’enfant ne reste pas dans un mal-être insupportable. Mais les satisfaire ne suffit pas, la manière d’y répondre est également très importante. C’est à travers l’émotion transmise par et avec la réponse aux besoins de nourriture, de sommeil, de soins que l’enfant va construire ses bases affectives et sa sécurité intérieure.